Torremolinos Français

 

 

Nom des habitants: torremolinenses
Visites Remarquables: la rue San Miguel, la Torre de Pimentel, la Casa de los Navajas, le Molino de Inca, le complexe sportif Ciudad de Torremolinos, La Carihuela, le Palacio de Congresos, l’auditorium Príncipe de Asturias.
Situation géographique: dans la région de la Costa del Sol occidentale. Son principal centre urbain est situé à 50 mètres d’altitude, à 12 kilomètres de Malaga et à 5 de l’aéroport international Pablo Ruiz Picasso. Les précipitations moyennes annuelles sont de 500 l/m2 et la température moyenne annuelle est de 18ºC.
Informations touristiques: Ayuntamiento, Delegación de Turismo, plaza Blas Infante, 1 (29620). Tél. 952 379 511 ; Fax : 952 379 551. Office du tourisme, plaza de la Independencia, s/n. Tél : 952 374 231

Entre les contreforts de la Sierra de Mijas et la mer, sur un terrain aux doux reliefs dont l’altitude décroît à mesure que l’on se rapproche des côtes, s’étend le territoire communal de Torremolinos, ancien quartier de Malaga et commune indépendante depuis 1988. Au pied des montagnes se déploient de vastes espaces verts qui s’adaptent, après avoir quitté l’autoroute, au centre à la fois complexe et varié qui confère à Torremolinos un profil singulier (la ville est divisée en quatre centres urbains : El Calvario, El Bajondillo, La Carihuela et le dédale de rues que forme la partie la plus traditionnelle de la ville)

Les premiers foyers humains de cette commune s’y sont installés il y a plus de 150 000 ans. De cette époque préhistorique correspondent les neuf crânes humains retrouvés dans les grottes de Tesoro, Tejones, Encanto et Tapada, aujourd’hui disparues. Elles étaient situées à la Punta de Torremolinos, actuel Castillo de Santa Clara, où l’on retrouva également des pots en argile, des pointes de flèches, des colliers, des bracelets et des anneaux. On a également retrouvé des restes datant du Néolithique (5000 ans av. J.C.) correspondants à un village mésopotamien (selon l’historien Juan Temboury) qui se serait établi dans la région pour son climat favorable, l’eau, la chasse et la pêche et les abris naturels.

Pendant la domination romaine, Torremolinos communiquait parfaitement avec Malaga et Cadix du fait de la chaussée construite pour relier ces deux villes. Grâce à ce réseau de communication, trois usines de salaison s’installèrent dans la région (surtout pour la production du fameux garum, sorte de sauce dérivée du poisson qui était indispensable à la gastronomie romaine). Bien que l’on ne conserve aujourd’hui que quelques restes d’une des usines sur les terres de l’ancien Campamento Benítez, et de l’époque romaine, il reste une petite nécropole qui émergea lors des travaux réalisés sur la plaza Cantabria.

Les Arabes, vouant un culte éternel à l’eau, n’hésitèrent pas à profiter du cours d’eau qui prenait sa source dans la région de Los Manantiales et se jetait dans la mer. Ainsi, tout au long du cours d’eau, ils construisirent de nombreux moulins. Vers l’année 1300, au cœur de l’époque nazari, on commença la construction d’une tour de défense au bout de la rue San Miguel, pour éviter dans la mesure du possible les invasions venant de la mer. C’est en référence à cette tour et aux moulins qu’on baptisa la ville de Torremolinos.

Peu après la prise de Malaga par les Catholiques, Torremolinos devint propriétaire des sources selon une décision des Rois Catholiques. Cette décision fut corroborée plus tard (1511) par Jeanne La Folle. Ainsi, quelques années plus tard, les moulins construits par les Arabes restèrent furent rendus inutiles par le manque d’eau.

Curieusement, il faut signaler que le premier habitant de Torremolinos, dont le nom figure sur un document officiel, fut Alonso Martin, engagé comme gardien de la tour et dont la mission était de prévenir d’éventuelles attaques venant de la mer, comme ce fut le cas en 1503, selon un document disponible aux Archives de la cathédrale de Malaga. Cet habitant touchait 25 maravédis par jour mais, comme il était chargé de surveiller les côtes, il ne pouvait pas avoir ni chien ni canne à pêche et ne pouvait participer à aucun jeu. S’il ne respectait pas cette règle, il pouvait être sanctionné de deux mois de paye ou voire même perdre son travail.

La menace de navires corsaires est constamment présente sur les côtes de Malaga et c’est pour défendre le littoral de Torremolinos que l’ingénieur des Reales Ejércitos (Armées royales) Antonio Jimenez Mesa propose la construction d’un château ou d’une batterie, dont la construction débuta en 1770 à l’emplacement même qu’occupe aujourd’hui l’hôtel Santa Clara. La forteresse abritait des casernes pour la chevalerie et l’infanterie, des logements, une chapelle et des magasins et elle était dotée d’une batterie de six canons de 24 livres, avec une portée d’environ six kilomètres. L’enceinte servit de centre militaire jusqu’en 1830 date à laquelle elle fut transformée en caserne de carabiniers, jusqu’à ce qu’elle devienne privée quelques années plus tard. De ce fortin, il reste encore des vestiges sur le site de La Batería.

En 1923, on met en place deux projets pour dévier les eaux de Torremolinos vers Malaga, étant donné la croissance de la population dans la capitale et les faibles recours hydrauliques qu’elle possédait à l’époque. Cette initiative fit du territoire de Torremolinos un quartier de Malaga.

Sir George Langworthy, singulier citoyen britannique qui s’installa à Torremolinos à la fin du XIXe siècle, achète le château de Santa Clara et en 1930, il le transforme en hôtel-résidence qui deviendra le premier établissement touristique inauguré non seulement à Torremolinos mais sur presque toute la Costa del Sol. Peu de temps après, Carlota Alessandri transforme sa métairie de la Cucazorra en Parador de Montenar. Une dizaine d’années plus tard, c’est l’hôtel La Roca qui ouvre ses portes, suivi à la fin des années 40 du restaurant et de la salle des fêtes El Remo à Carihuela. Le reste fait partie de l’histoire récente.

A partir des années 50, avec l’inauguration de l’hôtel Los Nidos et du Pez Espada (premier établissement de luxe de la région), le nom de Torremolinos est automatiquement associé au tourisme et 50 ans plus tard, ce village tranquille qui était né d’une tour de vigie et de quelques moulins profitant des eaux de ses sources, se fait connaître internationalement dans le secteur du tourisme et devient l’une des premières destinations de voyage.